lundi 7 septembre 2009
Le sabre de sang - teaser !
Je
ne vous en ai pas encore parlé ici ; peut-être est-il
temps de l'évoquer ? ^^
Fin octobre, aux toutes
nouvelles éditions
Critic,
sortira mon nouveau roman. Il s'agit du premier volume d'un diptyque
intitulé "Le Sabre de Sang". Comme le titre laisse
le suggérer je suis passé du côté obscur
de la force puisque ma nouvelle série appartient à la
Fantasy, non à la SF comme mes deux romans précédents.
Néanmoins, je précise que, même s'il s'agit bien
de fantasy, le texte n'est pas fortement pourvu en magie qui tâche.
Elle reste un peu en retrait dans ce premier tome, de façon
délibérée. Cette première partie
ressemble avant tout à un planet-opera, que j'ai voulu
dynamique, exotique ; un récit de voyage avant tout, une fuite
sans véritable quête ordonnée et cadrée
comme on en rencontre la plupart du temps en Fantasy.
L'histoire
en elle-même est fort simple : sur un continent imaginaire, une
race de reptiles, les qivhviens, domine toutes les autres, notamment
les humains. Leur dernière cible, le royaume de Shao, vient de
tomber. Dans ce chaos de la défaite, nous suivons les pas (la
narration se fait à la première personne du singulier)
d'un noble shao, Tiric Sherna, qui va se retrouver prisonnier des
qivhviens, et envoyé à Ferza, la capitale de leur
empire, pour combattre dans les arènes. A partir de là,
son unique but sera de s'enfuir...
Comme je le disais, il s'agit
d'un récit d'aventures. Je ne nierai pas mes principales
influences que sont Gilles
Thomas et
Jack
Vance...
Pour
l'instant, même si je l'ai vue et que je peux assurer qu'elle
est très belle, je n'ai pas de couverture à vous
montrer, hormis ce premier essai d'Arnaud
Boutle
qui finalement n'a pas été retenu...

Tout cela étant dit, voici un court extrait du roman :
<p><p><p><p><p><p><p><p>Le Sabre de Sang</p></p></p></p></p></p></p></p>
extrait n°1
Les premiers kilomètres défilèrent tranquillement. L'accès à la prairie s'effectuait progressivement et, au sol, il n'y avait que de l'herbe et des arbustes malingres éparpillés un peu partout. Mais, bientôt, l'herbe devint plus haute, dense et humide. Les pantalons de nos montures se gorgeaient d'eau, et l'herbe mouillée, à l'intérieur, alourdissait encore un peu plus leur démarche. Nos propres cuissardes gouttaient déjà au niveau des pieds. Kahrzoa évoluait devant nous, vigie et tête de proue dans une mer verte et périlleuse. Parfois, elle ramenait fermement à elle la bride de son harull pour l'arrêter et écoutait nous ne savions quoi pendant de longues secondes. Puis elle repartait et jetait son ancre invisible à nouveau un peu plus loin. Nous la laissions agir, sans nous mêler de ce qui pouvait bien se tramer dans sa cervelle vipérine. Nous nagions en eaux troubles, contrairement à elle. Du moins, nous l'espérions !
L'après-midi s'étirait trop lentement à mon goût. Nous avions rencontré depuis peu nos premiers roseaux-verges. Impressionnantes mécaniques végétales. Ça claquait dans tous les sens, mais en rythme. Je ne pouvais m'empêcher de songer à une certaine danse shao où les danseurs portaient aux pieds de gros sabots de bois et les claquaient sur un plancher. Sauf que le plancher, c'était nous et nos harulls et que, malgré le rembourrage, ces fichus bouts de bois pointus comme des lances parvenaient à nous piquer. Nos montures gémissaient à chaque fois, mais n'avaient pas assez mal pour se cabrer et nous jeter à terre. Les précautions de Kahrzoa se justifiaient et, rien que pour cette raison, je lui donnai de bon gré toute ma confiance pour la suite du voyage.
Étonnamment, Kahrzoa s'évertuait à passer dans les passages où pullulaient des colonies entières de roseaux-verges. Je n'étais pas le seul à l'avoir noté, et Kardelj lui en fit la remarque, non sans une once d'irritation mesquine dans la voix. Sage ou pas, il arrivait que sa patience ait aussi ses limites. Une nouvelle fois, bien sûr, la réponse fut cinglante et sans appel :
—Là où l'on trouve des roseaux-verges, on échappe aux hordes de draguins nains. Ils sont comme nous : ils détestent se faire battre. Mais si vous préférez leur compagnie, je vous y conduis sur le champ, j'ai repéré leur odeur caractéristique pas très loin d'ici.
J'étais d'avis, après ça, que nous la fermions définitivement, et j'eus un regard acide vers mon ami. Il me fit un geste désabusé de la main et reprit une position convenable sur son harull, me tournant le dos. Apêo, lui, n'ouvrait toujours pas sa bouche mangée par sa longue barbe grise. En l'occurrence, c'était lui, pour une fois, le plus avisé de nous trois. Mais ses yeux nébulaient, et je me demandais si, à ce moment, il comprenait vraiment ce qui l'entourait.
Rendez-vous fin octobre pour la sortie !
Thomas Geha
Cette ébauche d'araignée de combat est (c) Arnaud Boutle.
Commentaires
Voilà une nouvelle sympa ! Bonne chance à ce roman, et aux toutes jeunes éditions Critic (faudra que tu nous en parles dans un prochain billet, d'ailleurs, la ligne éditoriale, le programme et tout et tout... ) !
merci!
Merci pour ton petit mot !
Pour l'instant Critic n'est qu'une librairie... pas de site dédié à l'édition, et je ne connais pas leur futur programme. Eric, le boss, a bien évoqué un ou deux noms (dont Lionel Davoust), mais je n'en sais pas beaucoup plus.
Félicitations camarade, depuis le temps que j'en entends parler, j'ai hâte de le tenir entre les mains! :)
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